Archives d’auteur : Maxime B.-Roy

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À propos de Maxime B.-Roy

Pharmacien et passionné par la santé et les affaires! Je me plais à y trouver un fil conducteur!

L’ADN… et les abeilles

Saviez-vous qu’une reine abeille vie 3 ans, alors qu’une abeille travailleuse vie 3 semaines? Et ce, même si elles partagent le même ADN?

Une abeille travailleuse ne fait pourtant rien de malsain pour mériter cette courte et triste vie. Au contraire, elle travaille fort! Ce qui fait la différence, c’est uniquement sa nutrition. En effet, les nutriments qu’elle consomme – ou qu’elle ne consomme pas – viennent complètement modifier la façon dont ses gènes sont utilisés et interprétés par sa machinerie cellulaire. Résultat: l’abeille travailleuse vivra beaucoup moins longtemps et ne se reproduira pas. Elle est née avec le même potentiel génétique que l’abeille reine, mais sa destinée sera totalement dépendante de sa alimentation. 

La reine a les mêmes gènes que les abeilles travailleuses, mais pourra se reproduire et vivre beaucoup plus longtemps.

Nos gènes: un mode d’emploi… bien complexe

Voilà la beauté et la complexité de nos gènes. Il y a les gros titres qui donnent la recette précise de fabrication de nos protéines (COMMENT). Mais il y a aussi les notes en bas de page, des petits caractères qui dictent dans quelles circonstances et sous quelles influences ces recettes doivent être exécutées (QUAND ET POURQUOI). C’est ce qu’on appelle l’épigénétique.

Nous n’avons pas (du moins pour le moment) le contrôle sur notre ADN, donc ne nous pouvons pas changer la recette. Cependant, nous avons tous un certain contrôle sur notre environnement et sur les aliments que nous consommons. Nous ne pouvons peut-être pas changer la recette, mais nous pouvons influencer QUAND et POURQUOI ces recettes seront exécutées.

De retour dans la ruche

Pour en revenir à notre reine abeille, le secret derrière sa longévité et ses ébats réside dans la gelée royale et le pollen qu’elle consomme. Les nutriments contenus dans ceux-ci soutiennent des enzymes ayant un grand pouvoir antioxydant, ce qui prolonge sa vie et augmente sa capacité à se reproduire.

D’autres reines vivent aussi très longtemps en mettant du thé dans leur miel.

Pas surprenant que certains individus consomment, pour ces raisons, de la gelée royale en supplément! Doit-on consommer de la gelée royale pour vivre longtemps et en santé? Le but de cet article n’est pas de supporter ou non cette pratique (quoi que ce soit une question intéressante). Je souhaite plutôt mettre en lumière tout le pouvoir qui se cache derrière chaque repas et chacun des choix de notre style de vie. Il est littéralement possible, avec chaque bouchée, d’influencer la façon dont s’exprime la plus belle, la plus précieuse et la plus élégante de toutes les technologies: notre ADN.

Le futur de l’ADN

J’entrevois le jour où la science pourra nous donner, en temps réel, une rétro-action sur l’état actuel de l’expression de nos gènes! Un peu trop de vin ou de crème fouettée et « beep » puis une lumière rouge lorsque nos mauvais gênes sont en action. Un smoothie plein de chou frisé et « ding » puis une lumière verte pour nous indiquer que les bons gènes sont au travail. Imaginez le potentiel qu’une telle surveillance offrirait dans la prévention des maladies chroniques. La quantité de vies sauvées et de dollars épargnés en traitement est inimaginable. Quoi que ça pourrait gâcher certains repas copieux de temps en temps…

Peut-être que le 22e siècle offrira de telles options à nos petits-petits enfants. Mais en attendant de telles innovations, le gros bon sens est notre meilleur allié. Des aliments riches en nutriments (la plupart des légumes, petits fruits, épices, viandes de qualité, noix) et l’exercice physique permettent d’optimiser l’expression de nos gênes (et notre santé en général).

Qui plus est, nos gènes ne sont pas uniquement influencés par notre alimentation, bien que ce soit la façon la plus simple d’exercer un contrôle. Ainsi, la crème fouettée et le verre de vin, pris en petite quantité et en bonne compagnie, auront eux aussi des effets bénéfiques directs et indirects… et qui sait, pourront peut-être même vous permettre, comme la reine abeille, de vous reproduire!

La complexité et le stade encore précoce de la science de l’épigénétique n’est certainement pas une excuse valable pour négliger de fournir à notre ADN ce dont il a de besoin. Une saine nutrition, de l’activité physique et une bonne gestion de son stress et de son environnement sont des choix de vie à privilégier, tout le monde le sait. Ce qui est fascinant, c’est de réaliser toute la complexité et la puissance de notre ADN et de savoir que, même si notre mode d’emploi est le plus complexe qui soit, nous avons tous la possibilité de sculpter la meilleure version de nous-même, et d’être aussi accompli qu’une reine abeille!

Tout ce que j’aurais aimé dire à mon professeur de sixième année.

Créateur d’effets spéciaux. Beatmaker. Biochimiste. Chercheur pour l’industrie pharmaceutique. Programmeur informatique. Pharmacien. Médecin spécialiste en médecine interne. Puis beatmaker encore. Ensuite, pharmacien propriétaire de 10 pharmacies.

Puis pharmacien co-propriétaire d’une pharmacie, bien fier d’être établi en plein centre de la ville d’où je viens et où je vis… mais ce n’est pas fini. En fait, j’espère que ça ne finira jamais.

Voilà un bref résumé, en ordre chronologique, des carrières auxquelles j’ai rêvées et que j’ai entreprises au fil des 15 dernières années

« Quand vous êtes au milieu d’une histoire, ce n’est pas une histoire du tout, mais seulement une confusion […]. C’est seulement par la suite que ça devient une histoire. Lorsque l’on est rendu à se la raconter à soi-même, ou à quelqu’un d’autre. »

-Margaret Atwood, Alias Grace (histoire d’une meurtrière ayant tout oublié de son histoire, maintenant produite à la télé sur Netlfix)

Retour en arrière

Je m’ennuie de travailler dehors comme au primaire… à moins que ce soit un décors?

Dès l’école primaire, on nous demande ce qu’on veut faire comme travail plus tard. N’est-ce pas un peu injuste de nous poser la plus importante question de notre vie, alors que nous n’avons même pas conscience de la vaste étendue des réponses possibles? Certes, les occasions de se ré-orienter sont nombreuses au cours d’une vie. Mais dès que mon professeur de sixième année m’a demandé mon film préféré, mon plat favori et ce que je voulais faire plus part, je n’ai eu d’autre choix que de me forger une réponse qui ferait à jamais partie de ma définition de moi-même. (Mes réponses étaient: Toy Story, la lasagne, et créateur d’effets spéciaux)

Je dirais même plus.

Cette question n’a même plus lieu d’être… Elle est obsolète.

D’où vient cette nécessité de se définir par un emploi précis? La révolution industrielle a généré des emplois à la description de tâches extrêmement rigide. Un travailleur d’usine n’avait pas besoin d’être polyvalent, mais sa tâche se devait d’être répétée avec fiabilité et rigueur. Nos grands-parents et parents ont connu cette époque où l’on pouvait vivre une longue et lucrative carrière en répétant les quelques mêmes tâches.

Même au début du siècle, c’était encore le cas. Les grosses entreprises et les sociétés d’état sont clairement divisés en département aux tâches distinctes. Les vendeurs vendent, les gestionnaires gèrent, les ressources humaines embauchent, le marketing fait la pub, les TI branchent les fils, le service à la clientèle répond au téléphone, etc… Et que personne n’osent faire le travail d’un autre!

Pour ma part, en 2018, mon travail consiste en un beau mélange de tout ça… et je ne suis certainement pas le seul. Si le Québec est le royaume des PME, il doit y avoir beaucoup d’autres personnes qui vivent des journées semblables aux miennes!

Même les salariés ont la vie bien différente. Les attentes et les exigences de chaque poste sont beaucoup plus élevées qu’autrefois. La polyvalence est sans doute une des caractéristiques les plus recherchées, et les CV que je reçois en font foi. Le vendeur doit être un bon leader, assurer le service après-vente et promouvoir ses produits et services sur les réseaux sociaux. Le service à la clientèle doit vendre des extras et avoir des connaissances informatiques intermédiaires. Les RH font les entrevues, mais doivent avoir le client en tête!

Les postes que nos parents ont connus ont laissé place à des emplois à la définition de tâche beaucoup plus variées et ma génération semble parfois s’y perdre un peu. Pas étonnant que la durée d’un emploi moyen entre 25 et 34 ans soit de 3,2 ans.

Mon bout de chemin

Je suis aujourd’hui pharmacien propriétaire depuis 5 ans et bien fier de servir ma communauté. Je suis également reconnaissant de la chance que j’ai eu de pouvoir acheter une pharmacie et m’épanouir dans ce rôle. Il m’arrive néanmoins de me demander ce que je répondrais à mon professeur de sixième année s’il me posait à nouveau la question aujourd’hui. Car le monde du travail est devenu bien trop vaste et complexe pour s’en tenir à une ligne.

J’ai une soif de créer que j’assouvis en écrivant mon blogue SansOrdonnance.ca. Un intérêt pour la technologie qui m’a fait ouvrir les yeux sur de nouvelles avenues pour la distribution de médicaments et mené à faire des vidéos-conseils sur PharmaVideo.ca. Et une vive envie de créer de la valeur, de la richesse et de participer à ma communauté qui me mène à veiller attentivement sur mes affaires, la finance et suivre la croissance de ma ville. Une passion pour la santé, l’alimentation, la psychologie et le bien-être qui me mène à avoir des discussions parfois inattendues avec mes clients et mes proches.

Je ne sais pas quand, quoi et comment sera le prochain tournant de ma carrière. Chose certaine, ça ne rentrera jamais sur le bout de ligne que mon professeur de sixième année avec tracé sur sa feuille.

Est-ce une bonne chose? Je ne sais pas. C’est certainement le résultat de l’environnement en pleine transformation dans lequel ma génération évolue.

Un verre de styromousse

Qu’ont en commun les cartes de Noël de vos fournisseurs, les billets de hockey dans la loge, les soupers d’affaires dont vous ne voyez pas la facture et la plupart de vos invitations LinkedIn?

Ils ne sont pas vraiment pour vous, mais plutôt pour le poste que vous occupez.

La distinction n’est pas toujours claire, mais elle est bien importante. Certes, il est important de se sentir accompli au travail. S’y épanouir est essentiel au bien-être. (Et une source importante de sérotonine et de dopamine.) Au long de votre parcours et surtout à un certain niveau de succès, des avantages vous seront fort probablement présentés.

Ces traitements de faveur bien attrayants peuvent même devenir une source de motivation et donner envie de grimper les échelons. Après tout, c’est leur raison d’être. Quelle est la première chose qui vient à la tête d’un employé de chez Desjardins lorsqu’on lui parle du VP de son département? Je ne serais pas surpris que ce soit les billets de saison qui viennent de temps en temps avec son poste!

 Ne pas se faire avoir

Je ne veux pas entrer dans le débat éthique (parfois fondé, parfois non) entourant ces avantages. Au-delà de ces questionnements se trouve un autre danger: celui de se lier d’attachement avec les petits conforts accompagnant le succès. Car dès le moment où ils sont à notre portée, le temps est compté avant que ceux-ci nous glissent des mains.

Le principe est bien illustré par Simon Sinek dans son livre Leaders Eat Last. Il y raconte l’histoire d’un fonctionnaire américain haut gradé participant à une conférence. Aussitôt sorti de l’aéroport, un chauffer privé l’attend avec une pancarte portant son nom. À l’hotel: pas besoin de faire la file, le « check-in » a déjà été fait pour lui. Et juste avant d’avoir à monter sur scène, on lui offre son café. Un café bien chaud, dans une tasse de céramique.

Puis, l’année suivante, il retourne à la même conférence. Étant retraité, il y revient en son nom personnel. L’histoire fut bien différente. Pas de pancarte à son nom en vue; direction kiosque de taxi. Une fois à l’hotel, le lobby déborde, et il doit faire la file, sortir sa carte d’identité et sa carte de crédit pour le « check-in ». Puis avant d’aller sur scène, un petit café en coulisse… dans un verre de styromousse.

Car tout ce qu’on mérite, au bout du compte, c’est un verre de styromousse.

Tout le reste est une illusion qui disparaîtra un jour.

Pas trop découragé? J’espère que non. Car des motivations à se dépasser, il y en a des bien d’autres. L’opportunité de faire apparaître un sourire sincère chez son client, de faire progresser un collègue plus novice, de laisser une empreinte bien à soi dans son entreprise ou sa communauté, de se démarquer d’une façon inusitée. Et sans oublier, la motivation de faire un peu plus d’argent, juste assez pour écrire votre histoire, à votre façon.

Ne nous arrêtons pas à la tasse ou au verre que l’on nous sert… tant qu’on peut y verser ce qu’on veut et l’apprécier selon ses propres critères.

Ces 4 drogues font tourner le monde depuis des millions d’années.

Avertissement: ce texte ne vise aucunement à minimiser l’importance des problèmes de toxicomanie. Au contraire, c’est en comprenant mieux notre chimie neurologique que l’on peut aider ceux qui souffrent de troubles mentaux.

Il ÉTAIT UNE FOIS

il y a de très nombreuses années, un homme qui développa une dépendance à 4 substances. Pas une, ni deux, ni trois… mais bien 4!

Ces 4 substances si addictives influençaient constamment ses pensées et ses gestes. Que ce soit au travail avec ses collègues, à la maison avec ses proches, ou bien avec ses amis, il ne pouvait entretenir aucune relation sans que ses dépendances viennent lui dicter quoi dire ou quoi faire… Car comme tout autre toxicomane, il avait besoin de sa dose.

DROGUE #1 (DA): POUR SE STIMULER

La première de ces drogues était la DA*. Particulièrement addictive, chaque dose lui amenait une petite euphorie. Il avait droit à sa dose à chaque fois qu’il accomplissait une tâche spécifique ou atteignait un objectif. Plus importante la tâche, plus grosse la dose et l’euphorie. Comment avait débuté cette dépendance? À une époque, il vécût dans la nature. Mais il était un homme paresseux, alors c’est l’envie de cette drogue qui le stimulait à sortir pour chasser et récolter, se construire un abri, partir vers de nouveaux horizons plus fertiles. Imaginez-vous s’il avait fallu qu’il attende que ces besoins de nourriture ou d’abri soient imminents avant de prendre action, il n’aurait pas survécu et serait mort de faim ou de froid. Mais en sachant que ses efforts étaient à tout coup récompensés d’une dose de DA, chacune de ces tâches devenait plus stimulante à ses yeux,

DROGUE #2 (EO): POUR SE DÉPASSER

La deuxième drogue lui servait à repousser ses limites physiques jour après jour: la EO*. De par sa puissance, cette drogue masquait la douleur ressentie lors d’événements physiques intenses, tels que de longues marches, courses ou sorties de chasse. Une sensation de détente et de légère euphorie suivaient donc ces efforts, ce qui l’amenait à toujours vouloir aller plus vite, plus loin, devenir plus fort, et chasser plus ardemment. Il n’avait pas besoin d’avoir la discipline d’un athlète olympique: comme il s’offrait de petites doses continues de cette drogue au fur et à mesure de son travail, il savait qu’il pourrait se dépasser lors de ses efforts, et même avoir envie de recommencer le lendemain. Alors qu’il vivait dans la nature, cette drogue lui permit donc d’être au top de ses capacités physiques et de survivre à bien des obstacles et des adversaires.

Ces 2 premières drogues étaient donc essentielles à ses performances, sa motivation et à son bien-être interne. Mais notre sujet était un homme très social pour qui la communauté était primordiale. Pas surprenant donc qu’il se soit mis à utiliser les 2 suivantes lui permettant de mieux vivre en société.

DROGUE #3 (ST): POUR VIVRE EN COMMUNAUTÉ

La troisième drogue, nommée ST*, l’emplissait d’un sentiment de comfort et de bien-être en présence des autres membre de sa famille et de sa communauté. Après un accomplissement significatif, c’est avec une dose de ST qu’il s’emplissait de fierté devant eux, et se sentait respecté et à sa place parmi eux. Afin de se permettre des doses récurrentes de cette drogue si agréable, il pris l’habitude d’organiser des rencontres, des événements sociaux et des cérémonies pour fêter dès qu’une occasion le permettait. À chaque fois, la dose de ST qui suivait renforçait son sentiment d’appartenance et lui rappelait qu’il était un élément important de son groupe.

Une cérémonie importante: aujourd’hui

Une cérémonie importante: autrefois

DROGUE #4 (OT): POUR VIVRE L’AMOUR DE SES PROCHES

La quatrième drogue était la OT*. D’une certaine façon elle aura toujours resté sa drogue préférée. Force est d’admettre qu’elle aura même été la toute première et la toute dernière qu’il a consommé. Il la consommait surtout avec sa famille, ses amis et ses connaissances les plus proches. Chaque dose lui offrait de forts sentiments agréables tels que l‘attachement envers les autres et un lien de confiance à tout épreuve. Lorsqu’il en consommait, il était porté vers des gestes d’entraide, de partage et de générosité. Cette consommation eu donc comme résultat un tissu familial et social très solide, sans lequel la vie en communauté n’aurait jamais été possible. Il pu donc, grâce à l’OT, confier la responsabilité de ses enfants à son partenaire, car la confiance régnait. Il se souciait du bien-être et de la sécurité des autres membres de son groupe, et vice-versa. C’était un très bon feeling! Surtout lorsqu’il vivait en nature, car il lui était alors nécessaire de partager des tâches pour survivre. Quelqu’un devait surveiller le groupe pendant la nuit ou pendant que les hommes partaient à la chase… Toute cette collaboration n’aurait jamais eu lieu si ce n’était de l’OT. Cette drogue est aussi la plus spéciale: elle a comme effet secondaire de stimuler le système immunitaire et semble même faire en sorte que ceux qui la consomme vive plus longtemps… probablement que la nature veut garder plus longtemps sur terre ceux qui aiment plusieurs personnes et qui sont aimés en retour.

L’OT à l’oeuvre.

Conclusion

Bien que des milliers d’autres produits chimiques circulaient dans ses veines, ces 4 substances étaient les plus influentes sur son comportement. En bref, elles lui donnaient l’envie de

  • foncer (DA);
  • persévérer et se dépasser (EO);
  • jouer un rôle actif dans la communauté (ST);
  • développer des liens sentimentaux avec ses proches (OT).

Certains d’entre-vous s’en doutent probablement à ce stade-ci: ces « drogues » sont en réalité des neurotransmetteurs. *Plus précisément, la DOPAMINE (DA), les ENDORPHINES (EO), la SÉROTONINE (ST) et l’OXYTOCINE (OT). Ceux-ci sont des molécules responsables de la transmission de nos sentiments et émotions. Ce système neurologique très complexe s’est développé tout au cours de notre évolution pour aider à la survie de notre espèce.

Mais aujourd’hui, nous vivons dans un monde bien différent de celui de nos ancêtres, et notre système neurologique est mis à rude épreuve. C’est un peu comme si on essayait de faire fonctionner la NASA sur un vieux PC-486 avec MS-DOS… le boitier de la machine tiendra bon, mais le processeur risque de surchauffer!

Comment remédier à tout ça?

Je n’ai pas de réponse magique. L’industrie pharmaceutique vous dira qu’il vous faut du Cipralex, du Wellbutrin et du Abilify. Certains se tournent, malgré eux, vers les narcotiques ou les drogues de rues pour étancher leur soif de neurotransmetteurs. Et pour d’autres, sans le réaliser, c’est leur compte facebook ou le poker qui deviennent leurs drogues.

Chose certaine: l’équilibre entre ces 4 drogues est souhaitable. Ça peut vouloir dire se trouver un hobby ou une mission (DA). Faire de l’exercice (EO). S’impliquer dans sa communauté ou avoir de meilleurs relations au travail (ST). Passer plus de temps de qualité avec ses proches (OT).

Nous avons tous une tendance à pencher un peu plus vers notre drogue préférée, bien souvent au détriment des autres, donc de d’autres aspects de notre vie.

Laquelle de ses drogues est celle dont vous abuser le plus? Il est peut-être temps d’en essayer une autre!

À VENDRE: votre santé.

Le terme de « vendeur » n’a pas toujours une bonne connotation. L’image qui vous vient en tête est peut-être celle d’un homme, cheveux grisonnant, veston brun, voulant vous vendre une assurance ou une voiture usagée.

C’était du moins le cas pour moi, jusqu’à aujourd’hui. Car la vente, de nos jours, c’est bien plus que de faire du porte à porte pour vendre des balayeuses. Que vous soyez à la recherche d’un voyage ou d’une voiture, l’information est dorénavant si facilement accessible, que le vrai travail d’un bon vendeur consiste plutôt à vous aider à bien identifier votre besoin, à vous poser les bonnes questions et à vous approprier pleinement la solution à votre problème.

La vente, d’hier à aujourd’hui

Votre père ou grand-père a probablement acheté sa première voiture usagée avec un minimum d’information et au bout d’une brève négociation de quelques centaines de dollars, parce que c’était la coutume. Et s’il n’était pas satisfait, il en jasait à quelques connaissances, mais c’est tout.

Aujourd’hui, avant même de rencontrer le vendeur, vous pouvez tout connaître du véhicule: qualité, critiques, historique, prix de revente moyen etc… Alors vous vous attendrez du vendeur qu’il vous aiguille dans la bonne direction, qu’il confirme votre choix et qu’il vous fasse réaliser si vous êtes en train de faire un mauvais choix. Et si vous n’êtes pas satisfait, ce sont vos 500 amis facebooks qui le sauront et qui passeront le mot!

Nous sommes tous des vendeurs

D’une certaine façon, et comme le dit Daniel H. Pink dans « To Sell is Human », nous sommes tous des vendeurs. Chacun de nous doit, dans le contexte de notre travail ou de notre vie personnelle, vendre, convaincre, faire bouger les gens, diriger et inspirer. Nul besoin de travailler à commission. Vous avez sans doute déjà eu à vendre une cause à votre patron, un objet usagé sur Kijiji ou vous-même sur un site de rencontre.

Le pharmacien dans tout ça?

En tant que pharmacien propriétaire, j’ai un rôle de commerçant, mais ce n’est pas le but de cet article.

Mon travail de pharmacien fait de moi un professionnel de la santé d’abord et c’est la partie qui m’est la plus chère. C’est ce que j’ai étudié: la science des médicaments et leur impact sur l’organisme et la maladie. Ces connaissances sont la fondation sur laquelle je développe des liens privilégiés avec les gens. C’est ainsi que j’ai l’impression de faire une différence dans la santé, le bien-être et ultimement dans la vie des gens.

La réalité c’est que, même derrière le comptoir, je dois être… un vendeur.

Naturellement, je vous vend ma pharmacie comme étant la meilleure… les génériques comme étant un meilleur choix… un certain produit en vente libre comme étant celui qui vous convient ou un supplément comme étant la meilleure option pour pallier à un problème.

Mais il y a une chose qui demeure parfois très difficile à vendre: votre santé à vous, au sens large.

Je ne parle pas des pilules, ni des crèmes ou des vitamines. Car toutes ces choses sont bien faciles à vendre, surtout lorsqu’un assureur paye toute la facture ou qu’un problème de santé imminent vous inquiète.

Mais il y a une énorme différence entre vous vendre l’idée de prendre des médicaments tel que prescrit et celle de prendre votre santé en main de A à Z.

Une prescription vous aidera à contrôler UN problème, mais ne vous fera pas atteindre votre santé idéale. Celle-ci demande une plus grande implication, et c’est à moi de vous la vendre.

Des professionnels formés pour y arriver

Voilà pourquoi, dès notre 1ère année d’université, les pharmaciens apprennent des conseils, des mesures et des trucs autres que les médicaments. Par exemple, j’aime mieux vous vendre un tensiomètre qui vous aidera à maîtriser votre pression plutôt qu’un 2e médicament pour celle-ci… mais il est bien souvent difficile de vendre cette idée aux patients!

L’Université de Montréal, où j’ai étudié, tout comme plusieurs de mes collègues de la région de Montréal.

Voilà aussi pourquoi les pharmaciens travaillent avec des infirmières pour prévenir la grippe saisonnière et les infections lors de voyages… encore là, c’est à coup de campagnes publicitaires que les gens doivent être convaincus!

Voilà pourquoi, le petit bout de papier griffonné par votre médecin, et bien non ce n’est pas un médicament, mais plutôt une note concernant un enseignement requis, une orthèse spécialisée, un ajustement nécessaire ou un régime alimentaire que je dois vous expliquer dans les quelques précieuses minutes que nous avons ensemble. Bien des idées à vous vendre en peu de temps!

Il faut être 2 pour conclure la vente

Tous les efforts mis en oeuvre par vos professionnels de la santé ne servirons à rien si vous n’êtes pas « vendu » à l’idée que votre objectif ultime, c’est la santé. Si vous ne vous appropriez pas cet objectif, les mauvais choix feront surface dès que vous re-déposerez votre vial de prescription sur le comptoir.

Je ne crois pas porter sur mes épaules toute cette responsabilité, mais une bonne partie me revient certainement. Et dans un contexte où les obstacles entre vous et votre santé sont si nombreux, je me dois d’être un vendeur très efficace afin de vous convaincre que la santé, c’est un bon deal!

Je me sens parfois comme Donald Trump qui tend la main lorsque j’essaye de convaincre quelqu’un de prioriser sa santé!

Alors, en plus de me garder au fait des médicaments et de gérer ma pharmacie… j’essaye d’être un meilleur « vendeur »!

Et vous, êtes-vous acheteur?

L’hypertension: c’est du sérieux

Je suis parfois confronté à des situations où je me demande si les médicaments sont mal ou trop utilisés . Par exemple, les antibiotiques qui sont prescrits rapidement ou les analgésiques parfois surconsommés.

Mais lorsque l’on parle d’hypertension, c’est tout l’inverse. Le problème est bien souvent mal traité, les cibles ne sont pas atteintes, ou bien le problème n’est même pas identifié, comme il n’y a pas de symptômes.

C’est pourquoi j’ai collaboré avec Uniprix afin de filmer un court vidéo informatif concernant l’hypertension. Je crois qu’il est important que tout le monde soit sensibilisé à cette maladie, et que ceux qui en sont atteints saisissent bien l’importance d’atteindre leurs cibles.

Pourquoi?

La fondation des maladies du coeur et de l’AVC a récemment publicisé les signes d’un AVC afin que ceux-ci soit reconnus rapidement et que des vies soient sauvées. Comme toujours, mieux vaut prévenir que guérir: le traitement adéquat de l’hypertension réduit de 40% le risque d’AVC! En plus de réduire le risque d’infarctus, d’insuffisance rénale, d’arythmie et bien plus.

Les signes d’un AVC: important de les reconnaître VITE!

Pour bien contrôler l’hypertension, il est nécessaire de la mesurer régulièrement. En ce sens, c’est probablement la maladie la plus facile à suivre soi-même!. On peut se procurer, à peu de frais, un tensiomètre automatique, avec lequel on peut prendre des mesures à la maison. Des modèles bluetooth sont maintenant disponibles, qui vous permettent de garder vos valeurs dans votre téléphone intelligent. Par exemple, le surprenant QardioArm qui transforme votre iPhone ou Android en tensiomètre!

Comment prendre sa tension artérielle?

Pour avoir des mesures utiles, il faut qu’elles aient toutes été prises dans les mêmes conditions et qu’elles soient assez nombreuses pour donner un portrait global de la situation.

Lorsque la pression est sous contrôle, il est correct de se tester moins souvent. Mais à une semaine d’un rendez-vous de suivi avec un professionnel de la santé, il est fortement recommandé de recommencer à se tester au moins 2 fois par jour, et de bien noter ses valeurs.

Et comme la pression fluctue beaucoup, il est recommandé de prendre 2 mesures à chaque fois, à environ une minute d’intervalle et de faire la moyenne. Certains appareils peuvent même être programmés de cette façon.

À faire lorsque l’on prend sa pression:

  • Se reposer au moins 5 minutes avant la mesure;
  • Placer le brassard directement sur la peau;
  • S’assurer d’être assis dans un fauteuil qui soutient le dos et permet de poser les pieds à plat sur le sol sans croiser les jambes;
  • Appuyer le bras sur lequel on mesure la pression sur son appui-bras ou sur la table afin qu’il soit à peu près à la hauteur du cœur;
  • Au besoin, aller à la toilette avant la mesure, car une vessie trop pleine pourrait la faire monter!

À éviter lorsque l’on prend sa pression:

  • Ne pas fumer dans les 30 minutes avant la mesure;
  • Ne pas consommer de boisson avec de la caféine ou de stimulants dans l’heure avant la mesure;
  • Ne pas parler pendant la mesure, même si c’est parfois tentant pour passer le temps!

Chez certaines personnes, le stress d’être chez le médecin fait augmenter la pression: on parle de l’effet du sarrau blanc.

Mais lorsque l’on mesure la pression à la maison, on vise généralement une pression moyenne inférieure à 135/85 mmhg, sauf pour les personnes très âgées chez qui on la tolère un peu plus haute.

Pour les personnes diabétiques qui sont plus à risques de complications, on vise 130/80 mmHg, peu importe qui prend la mesure.

À l’époque où il est parfois difficile de voir son médecin chaque année ou même aux 2 ans, il est primordial que le contrôle de la pression soit un travail d’équipe entre le médecin, le pharmacien, l’infirmière de la clinique ou du GMF et le patient lui-même. En fait, plus que dans tout autre maladie, le patient doit être le capitaine de l’équipe!

Et comme l’hypertension rhyme souvent avec l’usage de plusieurs médicaments, bien sûr, votre pharmacien peut aussi être un très bon allié.

Voici le vidéo en question, à partager avec vos proches!

Avez-vous le bon timing?

Nous le vivons tous, d’une façon ou d’une autre: le fameux crash de l’après-midi. Par sa faute, on se tourne vers une collation sucrée… on perd le fil de nos idées et notre productivité… on se laisse distraire par la moindre alerte de notre cellulaire…

C’est donc un risque pour notre santé physique et mentale. Que faire pour ne pas devenir une victime chronique de ce syndrome du crash de l’après-midi?

PRÉVENIR

Comme d’habitude, mieux vaut prévenir que guérir! Au travail comme au foyer, nous déployons beaucoup d’efforts pour déterminer le QUOI et le COMMENT. Pensez à votre to-do list personnelle ou au partage des tâches à la maison. Et au travail, pensez aux procédures, aux normes et aux modes d’emplois…

Qu’en est-il du QUAND? Bien sûr, nous avons tous des horaires. Mais vous-êtes vous déjà demandé quel moment de la journée est le plus efficace pour une tâche ou une rencontre? La plupart du temps, on rempli plutôt les trous qu’il nous reste. Il n’y a qu’à penser à DOODLE pour réaliser que le principal facteur derrière le QUAND n’est bien souvent que binaire: je suis disponible ou pas!

La science derrière le « Quand? »

Comme l’explique Daniel H. Pink dans son livre « WHEN », nous gagnerions tous énormément à accorder autant d’importance au QUAND qu’au QUOI et au COMMENT. Que ce soit pour une tâche d’analyse méticuleuse au travail, un effort de création, un sport ou pour socialiser, le moment de la journée auquel nous prenons part à ces activités a une grande influence.

1. Nous sommes tous différents

Le premier constat qui ne surprendra personne: nous sommes tous différents au points de vue de notre horloge interne. Par contre, la tendance est de s’identifier à l’une ou l’autre des extrêmes: lève-tôt ou oiseau de nuit. La réalité est tout autre. Bien que ces extrêmes existent, la plupart de gens se retrouvent plutôt quelques part entre les deux.

Pas tout à fait à l’échelle… mais vous êtes surement entre les 2!

2. Les années sont toutes différentes

Pas de surprise non plus, surtout si vous avez des enfants! Notre horloge interne évolue au cours de la vie. L’horloge biologique des jeunes enfants les incite à se lever très tôt. Puis à l’adolescence, tout est décalé quelques heures plus tard! Enfin, au fil de la vingtaine et pour le reste de nos vies, l’horloge revient à ce qu’elle était à notre plus jeune âge, au point où certaines personnes âgées se lèveront encore plus tôt que les jeunes enfants.

Les conséquences de ce phénomène sont parfois ignorées. Par exemple, il semblerait logique de permettre aux adolescents (fin secondaire, CÉGEP) de débuter leurs cours plus tard le matin, quitte à les terminer plus tardivement en après-midi. Mais comme ceci ne convient pas autant à l’horloge interne des enseignants et des autres travailleurs de l’éducation, les adolescents doivent subir les conséquences de ce « conflit d’horaire »!

3. Les heures sont toutes différentes aussi!

Disons que vous vous couchez et vous levez à l’heure la plus naturelle pour vous. Pouvez-vous compter sur une journée productive et efficace du lever au coucher? La réponse est non… et oui.

En fait, vos performances ne seront pas égales toute la journée durant. Votre vigilance et votre ardeur au travail sera plus grande dans la première partie de la journée, et atteindra probablement un creux 7 heures après votre lever (d’où le crash de l’après midi).

L’après-midi est-il voué à être gaspillé? Pas du tout. Il suffit d’y prévoir des tâches plus administratives ou machinales, qui ne vont pas trop être affectées par une acuité mentale suboptimale! Payer des factures, répondre à des courriels, rédiger des notes ou des rapports, etc…

Puis, vers la fin de l’après-midi et le début de la soirée, nous regagnons une certaine énergie intellectuelle, mais différente de celle du matin. Notre système de défense, qui nous fait réfléchir de façon plus rationnelle, s’affaiblit. Ce moment devient donc plus propice à la socialisation ou à analyser des problèmes sous un autre angle.

La journée parfaite

Toujours selon Daniel H. Pink, elle devrait ressembler à ceci.

AM: Travail d’analyse

DÉBUT PM: Travail administratif

FIN PM/SOIRÉE: Socialisation, « brainstorm »

GUÉRIR

Même avec toute la volonté et la planification possible, le creux d’énergie arrivera tôt ou tard, et plus souvent qu’autrement, en après-midi. Une sieste est-elle de mise? Oui et non. Une sieste trop courte (5 minutes) ne fera pas grand chose. Trop longue (40 minutes), elle causera plus de tort que de bien, car le début du sommeil profond sera interrompu. Vous vous sentirez plus fatigué qu’au départ!

Encore une fois, Daniel H. Pink a une suggestion pour nous: le Nappuccino.

La prochaine fois que vous faites face à un crash d’après-midi, essayez la recette suivante pour une sieste parfaite:

  1. Ayez le bon timing. Environ 7 heures après l’heure où vous vous êtes levé.
  2. Créez un environnement adéquat. Fermez la porte et les notifications de votre cellulaire, baissez la lumière.
  3. Prenez un café! Ça prendra environ 25 minutes avant que la caféine atteigne votre circulation sanguine.
  4. Mettez une alarme pour 25 minutes plus tard. Ceci vous donnera les 20 minutes de sieste souhaitées… et le café se fera sentir à l’éveil.
  5. Répétez à tous les jours. Les recherches indiquent que les gens qui font souvent des siestes tirent un meilleur résultat de celles-ci.

Attention: le résultat peut varier si vous remplacer le café par de la tequila.

La vraie vie

Nous n’avons pas toujours le contrôle sur le QUAND, et surtout pas toujours l’occasion de faire une sieste. Mais lorsque l’occasion se présente, appliquer ces concepts à votre horaire peut réellement avoir un impact sur votre santé. Et le simple fait de prendre conscience des différences entre individus et entre les moments de la journée vous donne déjà une longueur d’avance… surtout si vous avez un ado à la maison!

Bon, c’est l’heure de la sieste?

Les allergies saisonnières: pour ne pas renifler cet été!

Les allergies saisonnières sont un ensemble de conditions qui se manifestent par des éternuements, de la congestion et de l’écoulement nasal, et des démangeaisons oculaires. C’est aussi ce qu’on appelle parfois le “rhume des foins”.
Au Québec, selon les années, les pollens en cause sont les suivants:

Allergies: les causes fréquentes.

L’herbe à poux serait à l’origine d’environ 75% des allergies aux pollens. Au Québec, on la retrouve surtout en Outaouais, à Montréal et en Montérégie.
Il ne faut pas la confondre avec l’herbe à puce, une plante répandue, dont la sève cause une réaction cutané dans les 24 à 48 heures après un contact avec la peau.

 

Répartition de l »herbe à poux. Source: MSSS.

Herbe à poux ou herbe à puces?

Ces 2 termes communs sont fréquemment employés, mais parfois confondus l’un avec l’autres.

Herbe à poux ou herbe à puces?

Qui est touché, et pourquoi?

Normalement, le contact avec ces substances ne crée pas de problèmes. Mais chez les personnes souffrant d’allergies saisonnières, le système immunitaire réagit de façon exagérée.
Les allergies se manifestent souvent d’abord chez les enfants et les jeunes adultes, mais elles peuvent revenir chaque année, et même toute la vie. Par contre, avec l’âge, les symptômes tendent à être moins sévères.
Pour certains, les symptômes peuvent être présents toute l’année. Dans ces cas, la cause sera les acariens, les animaux domestiques ou la moisissure.

Des symptômes sont présents toute l’année? Voici les causes.

Il existe des tests cutanés, durant lesquels une goutte de substance allergisante est appliquée sur la peau et une petite incision est faite, pour déceler une éventuelle réaction.  Ces tests peuvent être nécessaires si les allergies sont sévères et si un traitement de désensibilisation est envisagé.

 

Le traitement

Afin de bien traiter vos allergies saisonnières, je vous suggère fortement de combiner plusieurs stratégies de traitement.

 

Les trucs et astuces

  • Consulter l’indice de pollen, par exemple sur meteomedia.com.
  • Organiser ses activités extérieures l’après-midi. Réduire le temps passé à l’extérieur le matin et les journées venteuses.
  • À la maison et dans la voiture, fermer les fenêtres. Favoriser l’air climatisé.
  • Prendre une douche à la fin de la journée pour rincer le pollen.
  • Porter un masque si l’indice est élevé et que l’on doit aller à l’extérieur.
  • Utiliser une douche nasale après chaque sortie à l’extérieur.

Les médicaments pouvant être recommandés ou prescrit

  • Les antihistaminiques (Réactine, Claritin, Aerius, Allegra)
    • Généralement le premier choix de traitement;
    • Avec ou sans prescription.
  • Les décongestionnants nasaux (Otrivin, Dristan)
    • À utiliser en début de traitement et à l’occasion;
    • Pas plus de 3 jours de file.
  • Les vaporisateurs anti-inflammatoires (Flonase, Nasacort, Nasonex, etc…)
    • Très efficaces mais une prise régulière est nécessaire;
    • Utiliser la bonne technique pour plus d’efficacité et moins d’effets secondaires;
    • Avec ou sans prescription.
  • Les gouttes ophtalmiques (Patanol, Pataday, Opticrom)
    • Seules ou en complément aux autres traitements;
    • Suivez la posologie (varie selon le produits).
  • Comprimés de désensibilisation (Ragwitek, Grastek)
    • À fondre sous la langue;
    • Prise en continu pour maintenir l’effet;
    • Débuter le traitement sous supervision médicale.
  • Injections de désensibilisation
    • À début avant la saison, pour plusieurs semaines;
    • Une injection chaque semaine sous supervision médicale.
Afin de mieux vous retrouver à travers toutes ces options de traitements, parlez à votre pharmacien, votre médecin, ou même votre optométriste.

 

Et les enfants?

Les enfants de 2 ans et plus peuvent être affectés par les allergies saisonnières, sans toutefois être en mesure de bien comprendre ou décrire leurs symptômes. Ils vont renifler, tousser, se frotter les yeux, respirez par la bouche ou auront des cernes noires sous les yeux. Favoriser les trucs et astuces ainsi que la solution saline. Plusieurs médicaments conviennent tout à fait aux enfants; renseignez-vous afin de bien contrôler leurs allergies.

 

Conclusion

Le pharmacien a dorénavant accès à plusieurs produits pour vous aider à mieux profiter de la belle saison. Lorsque l’on parle d’allergies, vaut mieux prévenir que guérir, alors ne tardez pas à le consulter!

Sur PharmaVideo.ca

Du rap et des émotions.

Aujourd’hui, je dédie la quasi totalité de mon temps à la pharmacie. Je l’étudie, je la pratique, je l’organise et la remet en question. Il y a maintenant plusieurs années de ça, je dédiais tout autant d’énergie dans la production de musique.

Un petit détour dans mon passé

Sous le pseudonyme de Beech Beatz, j’ai produit plusieurs albums avec un ami de longue date de l’école secondaire, qui était connu sous le pseudonyme de DTM. Le monde de la musique, un peu comme celui des communications et de technologies, a explosé au cours des dernières années. Au début des années 2000, produire une chanson pour des amateurs était un défi de taille. Ma technique était de superposer différents instruments avec un logiciel comme Goldwave, et de faire du copier/coller pour la durée de la chanson! Heureusement, des logiciels professionnels comme Logic de Apple permettent aujourd’hui de mixer comme un pro, à peu de frais!

Produire de la musique de façon professionnelle est maintenant accessible à tous grâce à Logic Pro de Apple.

 

Voici d’ailleurs, pour votre écoute, le fruit de ces années de travail, disponible sur Spotify! (Attention, certain contenu explicite, et oui!)

https://open.spotify.com/embed/album/05q4DcLU1gcz6ks8CLHJlg

https://open.spotify.com/embed/album/088uZzeCKXfTGlKGbTR9Mx

https://open.spotify.com/embed/album/4oIpSL8oXqbcJqxHpbMcdS

https://open.spotify.com/embed/album/5zafKVkdvBfANIhLQmc10a

Une passion, une révolution

Ma carrière de musicien a beau être sur pause depuis de nombreuses années, ma passion pour la musique persiste tout autant. Malgré la controverse entourant le streaming et la rémunération des artistes, les services tels que Spotify et Apple Music sont incroyables. Quand je repense à ces heures passée à télécharger des MP3 sur Napster, ou même par des échanges FTP, à vitesse moyenne de 30 minutes par chanson… et en monopolisant la ligne téléphonique en plus! Dans un monde où tout est accessible du bout des doigts, il est plus que jamais nécessaire de s’arrêter un instant, de temps en temps, pour se rappeler cette chance de faire partie de la génération qui aura vécu une révolution de cette ampleur. Bien que nous ne serons assurément pas les derniers à être témoins d’innovations majeures. (Quand je pense que mes enfants se déplaceront en Hyperloop, payerons en Bitcoin et connecterons leur cerveau à l’intelligence articielle via Neuralink… passionnant et angoissant à la fois!)

Retournons à la base: la musique

Au delà de la création et de la technologie, que recherche-t-on en écoutant de la musique? Se faire raconter une histoire? Créer une ambiance? Se motiver à s’entraîner ou à étudier? Tout ça converge vers une émotion. Joie, tristesse, mélancolie, stress, confort… la liste serait longue.

Macro-émotion

Un auteur-compositeur-interprète dispose de nombreux outils susceptibles de créer en son audience l’émotion souhaitée. Le ton de sa voix, les paroles, la vélocité des notes et l’articulation musicale (pensez à un piano effleuré très légèrement ou à des accords joués avec vigueur).

Puis vient la composition musicale elle-même. Les accords choisis et l’ordre dans lequel ils sont joués déterminent, en grande partie, l’émotion que ressent celui qui l’écoute. Voici un guitariste qui illustre bien ce concept, et qui se permet de qualifier les émotions avec pas mal de précision! C’est fascinant de voir qu’une série d’accords suffit à créer une émotion de « on a fait ce qu’on a pu » (voir 0:48), qu’on pourrait probablement identifier comme de la résilience.

Micro-émotion

À cet stade-ci, c’est l’accord lui-même qui m’intéresse. Pas l’effet de la progression de plusieurs accords, mais bien l’émotion générée par un seul et unique accord. Comment et pourquoi notre cerveau associe-t-il une émotion à ce simple son?

Pour ceux pour qui ce concept est trop abstrait, voici un vidéo qui compare les accords mineurs et les accords majeurs.

Comment un influx sensoriel aussi singulier que 3 ou 4 longueurs d’ondes différentes (ex: 4 cordes de guitare ou 4 notes de piano) peut-il être traduit en une émotion? Nul ne possède en soi une table de conversion absolue de « longueur d’ondes vers émotion », mais tout le monde fait cette transition de façon presqu’identique! Imaginez le travail incroyable fait par votre cerveau, et la chance inouïe que nous avons tous de pouvoir nous ensevelir dans l’émotion de notre choix simplement en s’entourant des longueurs d’ondes requises!

L’explication (parce qu’il doit bien y en avoir une) vient de la présence de dissonances et d’harmonies entre les vibrations de chacune des notes individuelles. Si vous avez déjà vu un sismographe dessiner des courbes pendant un tremblement de terre dans un film, vous savez de quoi je parle. Imaginez que chaque note de piano est un tremblement de terre différents, et selon la façon mathématique dont les notes se superposent, juxtaposent ou se fichent les uns des autres, vous entendrez de la joie, de la tristesse ou quelqu’un qui fausse, tout simplement!

Plus précisément, les ondes « compatibles » donneront des accords majeurs, soit des sons plaisants. Des ondes « décalées » donneront des accords mineurs, qui ne sont pas désagréables, mais pour lesquels on souhaite un aboutissement, une résolution. Des ondes « incompatibles » feront grincer des dents!

Un accord est composé de plusieurs ondes.

 

Est-ce que la musique acoustique est la façon la plus pure de vivre une émotion? 

C’est mon opinion du moins. Pendant l’écoute, rien n’est réfléchi, évalué, et aucune comparaison ou référence n’est nécessaire. Une chanson plus complète amènera bien d’autres éléments et fera vivre une expérience émotionnelle plus complexe et réfléchie. Mais quelques accords de piano touchent directement sur nos cordes sensibles (et nos neurotransmetteurs), sans nous demander notre avis.

J’ai été rassuré de trouver d’autres personnes qui se posent les mêmes questions que moi, et bien plus. Voici un livre gratuit écrit par des allemands qui partagent leurs théories et leurs expériences de laboratoire sur le sujet, rien de moins.

Et si vous n’êtes pas hantés par les mêmes questions incessantes que moi, je vous conseille très fortement de tout oublier de la dé-construction que vous venez de lire, et d’aller écouter votre musique préférée! Ça vaut sans doute autant qu’une dose d’antidépresseur!

A-B-C-D-E pour surmonter le stress.

Je traverse actuellement une période très exigeante physiquement et mentalement. Ce printemps pour moi est très bien rempli.

Certains facteurs sont positifs:

  • premier anniversaire de mon garçon et le début de la garderie;
  • opportunité d’affaire intéressante à développer;
  • beaucoup de travail à la pharmacie avec une équipe très solidaire;
  • congrès et formations professionnels motivants;
  • la croissance de l’entreprise de photographie de ma conjointe, qui demande de l’organisation familiale!

D’autres sont, disons, plus difficiles:

  • concilier travail et famille avec bébé de 1 an et grande soeur de 3 ans!;
  • plusieurs défis au travail: manque de personnel, ruptures de stock…;
  • inspection à la pharmacie (je n’ai rien à me reprocher, mais c’est stressant!);
  • la neige et la glace au mois d’avril!

Et j’en passe. Je ne veux surtout pas m’apitoyer sur mon sort. Je suis reconnaissant pour ma famille, mon travail et pour chaque opportunité. Je ne changerais rien, même si je le pouvais. D’ailleurs, je m’efforce de prendre quelques minutes, chaque matin, pour me le rappeler. Et j’en profite pour mettre ce fil de pensées par écrit, afin de bien m’encrer de cette gratitude.

Mais le rythme effréné du quotidien se moque bien de ma gratitude et ma discipline. Ce qu’iI veut, c’est tout détruire sur son passage!

Heureusement, j’ai un plan de défense et, bonne nouvelle, il est tout simple. Aussi simple que A-B-C-D-E! Cinq gestes qui vous sauveront des pires soubresauts de votre quotidien et de votre agenda.

A : ALIMENTS

Une bonne alimentation, c’est plus simple à dire qu’à faire, surtout lorsque la vie nous prend d’assault! Par manque de temps ou manque d’options (déplacements, restaurants, réunions etc…) il est souvent difficile et dispendieux de bien s’alimenter. C’est néanmoins un incontournable: de bons aliments sont nécessaires afin de rester au-dessus de vos affaires.

Deux hormones ont le rôle de déterminer votre appétit: la leptine, qui la diminue, et la ghréline, qui l’augmente. Mauvaise nouvelle: le cortisol, l’hormone du stress, vient dérégler cet équilibre, et vous rendre affamé! En état de stress, ceci mènera sans doute à de mauvaise choix.

Un déjeuner tel que le « Gruau du lendemain » est mon choix favori pour calmer cette sensation de faim exagérée. J’y ajoute quelques noix, un petit smoothie, et un café noir avec TCM, et la journée prend soudainement un bon virage… ce qui rend la discipline alimentaire plus facile pour le reste de la journée.

En période de stress, la tentation pour les sources de sucres et de caféine est parfois très fortes. Il faut y résister autant que possible: ceci ne fera qu’alimenter un cercle vicieux d’insuline, de glycémies en montagnes russes et de cortisol. Si la tentation est trop forte, il vaut peut-être mieux céder à la tentation une fois pour toute et passer par-dessus… Et se reprendre plus tard!

Un fruit peut régler bien des problèmes!

Un fruit règle la plupart de ces envies… La prochaine fois que quelque chose ne va pas, essayer votre fruit favori, ça va peut-être passer.

B : BOUGER

« Ceux qui pensent ne pas avoir de temps pour de l’exercice physique devront tôt ou tard trouver le temps pour la maladie. » Edward Henry Stanley (1826-1893), homme politique et écrivain britannique.

C’est intéressant de lire une telle citation venant d’un homme d’une tout autre époque et d’un domaine autre que celui de la santé. On y retrouve néanmoins une sagesse inspirante. Lorsque la motivation me manque, je pense à cette phrase! (La version 2018 pourrait dire: il faudra trouver du temps et de l’argent pour les médecins et les médicaments!)

L’exercice pourrait aussi vous protéger de la dépression, chose bien utile durant une période stressante et difficile. Lorsque l’on bouge et que l’on brûle des acides gras pour obtenir de l’énergie, du tryptophane est libéré et sert de matière première pour la production de la sérotonine, le transmetteur du comfort et du bien-être. Et si, comme moi, votre quotidien implique des périodes plutôt exigeantes mentalement, sachez que de bouger un peu augmente la norépinéphrine et le BDNF, 2 transmetteurs qui améliorent l’attention et l’apprentissage.

L’exercice: bon pour le stress des petits et de grands!

C : CRÉER

Si votre travail demande d’être un peu – ou beaucoup – débrouillard et innovateur, il faut réserver du temps pour ce fameux « cerveau droit »! Lorsque le temps manque et les exigences abondent, on tend à restreindre et à censurer le fil de nos idées, par souci d’efficacité. Qui plus est, nous sommes tous conditionnés à ne pas choquer, décevoir ou gaspiller. Ainsi, chaque jour, de bonnes idées sont ignorées, oubliées, ou remises à un autre jour… qui ne vient jamais.

Autant que possible, ne retenez pas votre envie de créer!

Mais voilà; la créativité est un muscle qu’il faut exercer. Retenez-le, et il s’affaiblira. Alors, même lorsque le temps manque, je tente de trouver le moyen de garder ma créativité éveillée. Ne serait-ce que de noter le titre et quelques points pour un article qui me passe par la tête. Le reste de la page restera peut-être blanche pour des semaines; au moins mon muscle à pu s’étirer un peu… pour ne pas s’ankyloser!

D : DORMIR

Dans une étude ou des participants ne dormaient que 4,5 heures durant 4 nuits, le tissu graisseux de ceux-ci se comportait comme celui de diabétiques de type 2, avec tous les effets métaboliques négatifs que cela implique.

Au cours de la nuit, la leptine (l’hormone qui nous fait sentir rassasié) augmente et le ghréline (l’hormone qui nous fait sentir affamé) diminue. Ceci est, en quelque sorte, la réponse physiologique à la demande énergétique réduite. Autrement dit, durant une bonne nuit de sommeil, le moteur ralentit, donc la lumière rouge « LOW FUEL » s’éteint. Si la nuit est trop courte et que le moteur tourne trop, une panne est imminente, et le « LOW FUEL » restera bien rouge toute la journée, vous poussant à dévorer n’importe quoi!

(Notre organisme surpasse encore la machine et la technologie! À quand les réservoirs à essence intelligents?)

Qui plus est, le manque de sommeil nuit à l’apprentissage, via son effet négatif sur le transmetteur BDNF. Celui-ci est responsable de la plasticité et de l’adaptation de nos neurones en réponse à ce qu’on a affronté toute la journée. Les universitaires devraient donc y penser 2 fois plutôt qu’une avant de passer des nuits blanches à étudier, car sans BDNF, l’essentiel risque d’être oublié très rapidement!

E: ÉCRIRE

J’aurais pu m’arrêter à D, mais je tiens à y ajouter ma touche plus personnelle. Je ne suis pas trop fan de méditation ni des techniques de visualisations positives. Il n’y a pas de secret ni de raccourcis pour atteindre ses objectifs. Mais si le bien-être est l’un des vôtres (je l’espère), quelques minutes passées avec un papier et crayon peuvent être un outil surprenant.

Personnellement, j’y note

ce que j’ai aimer des 24 dernières heures;

 

ce que je n’ai pas aimé des 24 dernières heures;

 

Ce que j’aimerais faire des 24 prochaines;

 

Et n’importe quoi d’autre qui me trotte dans la tête, sans retenue. Idéalement, je fais tout ça après quelques minutes d’exercices, question d’activer les neurotransmetteurs dont je parlais plus tôt. Vous pourriez être surpris de l’impact que peut avoir une technique aussi simple!

Reality-check

Bien sûr, cet A-B-C-D-E ne se fait pas tout seul. Un minimum de temps et d’énergie doivent être investis. Mais à mon avis, négliger l’un ou l’autre de ces aspects équivaut à emprunter sur une carte de crédit… Ça semble régler le problème, mais en réalité, ça ne fait que le repousser à demain, en pire!

L’idée est simplement d’incorporer un peu de ces 5 lettres dans chacune de vos journées, afin de mieux affronter les défis qui se présentent face à vous. La perfection ne doit jamais être le but. Mais si vous êtes comme moi… vous risquez d’y prendre goût!